++ Désenchantée ++

++ Désenchantée ++

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Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main

Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos
Que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va

Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux: des mots
Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
Génération désenchantée,
Désenchantée

Qui pourrait m'empécher
De tout entendre
Quand la raison s'effondre
A quel sein se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre

Si la mort est un mystére
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,
Dans ces vents contraires comment s'y prendre
Plus rien n'a de sens, plus rien ne va

Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux: des mots
Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
Génération désenchantée,
Désenchantée

Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux: des mots
Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
Génération désenchantée,
Désenchantée




("*")
(.•`(`.•.`) .•)
-- •*`¯`*• `) : (`.•*`¯`*•--


Le tube des tubes de Mylène Farmer commence par une série d'accords parfaits, passant de mi bémol mineur à ses tonalités voisines, fa mineur et fa dièse mineur.
Majesté. Solennité. Le ton de l'affirmation. On sent tout de suite que l'on pénètre dans quelque chose de bien plus grand que "Chloé". Les deux dynamiques qui structurent la chanson interviennent immédiatement après, emportant l'auditeur dans un trip ininterrompu jusqu'à la fin : le rythme implacable de la batterie et le thème épique des synthés (judicieusement confié aux cuivres dans le "live à Bercy"). Puis, la voix de Mylène entre en scène, avec sa familière dose de mélancolie et de douceur. Mais ce n'est plus la voix d' "Ainsi soit je". C'est la voix d'une femme qui commence à s'assumer, qui est devenue plus forte parce qu'elle a survécu aux épreuves de la vie. D'où ces notes tenues avec fierté, ce timbre éclatant dans le refrain, mais qui parvient à restituer les échos intacts de cette fragilité foncière : c'est avec tendresse que Mylène prononce le second "désenchantée" du refrain...
Un dilemme est mis en place dès les deux premiers vers. "Nager dans les eaux troubles des lendemains", c'est imaginer, mais sans aucune certitude, ce que sera demain. Ou "attendre ici la fin" : vivre chaque jour tant qu'il y en a, sachant que cela durera toujours trop peu de temps. Les deux vers suivants reprennent la même idée de liquide ("flotter"), qui est une image claire de ce que vit Mylène. Pour survivre, elle doit nager sans s'arrêter. Il y a bien une idée de courant (reprise dans les "vents contraires") qui nous emporte, si on ne lutte pas, là où on ne veut pas aller, qui nous éloigne des gens près de qui on voudrait rester. Il faut toujours se battre pour se maintenir à la surface et c'est de cette bataille que Mylène est fatiguée.
"L'air trop lourd". Un air qui est difficile à respirer, une atmosphère dans laquelle on ne peut s'élever parce que les "presque riens" nous oppressent, les petites humiliations de la vie nous empêchent de grandir, d'élever nos pensées à des domaines plus beaux et plus importants. Mylène adore ce genre d'expressions doubles, comme le verre à moitié vide, ces nuances de "presque" qui révèlent la complexité, la dualité de tout sentiment.
On rentre dans le vif du sujet avec l'expression "tomber de haut". C'est l'exacte expression qu'on emploie pour désigner quelqu'un qui espérait beaucoup de la vie, qui même vivait en fonction de cet espoir mais dont tous les rêves, toutes les valeurs, les certitudes vont se briser brutalement. Le désenchantement suit la cassure. L'être se blinde, mais s'insensibilise. C'est à mettre en relation avec le clip, dont le climat fait référence à la fois à la période de l'après-guerre mondiale, quand la civilisation se remettait en question, et aux utopies communautaristes, qui vont conduire au totalitarisme. Deux exemples frappants où des millions d'hommes vont "tomber de haut", de toute la hauteur de leurs rêves... Ensuite, Mylène ne demande même pas de ne pas tomber, mais que cette chute, soit la plus lente possible, comme pour en goûter l'ivresse jusqu'au bout. Et parce qu'elle sait qu'elle doit tomber. Deuxième aspect du désenchantement : elle sait que tout est périssable, même sa vie. Alors à quoi bon se battre ?
"Nager", "flotter", "tomber", la chanteuse semble être ballottée d'un élément à l'autre, sans aucune logique.
Elle ne trouve le repos que "dans l'indifférence". Vraie fatalité. Description d'une profonde lassitude après une vie d'implication, d'orage permanent, de lutte stérile. La bataille n'est pas héroïque, elle ne se termine pas par un bouquet final et glorieux à la Seigneur des Anneaux. Non, cette partie de la vie de Mylène se finit quelque part entre gris clair et gris foncé. "Je voudrais retrouver l'innocence" est une phrase de désir, de regret, qui montre bien qu'elle ne quitte ses illusions qu'à contre c½ur, qu'elle ne jouit en rien de sa situation de désenchantée. Elle aimerait pouvoir s'engager pour des causes ou des religions mais elle a vu où menaient le fanatisme et le goût de la lutte. Elle sait. Elle connaît le drame qui achève les utopies, le mur infranchissable entre rêve et réalité. Et elle en souffre. Un savoir qui l'inhibe. Ce sont des choses que les enfants ignorent. Mais Mylène, âgée de 29 ans, sait qu'elle devra se soumettre au comportement de la maturité et quitter ses idéaux de jeunesse...mais pas avant de leur adresser un adieu.
Et nous arrivons au refrain. C'est d'abord une extraordinaire polyphonie de mots. Les voyelles impriment un rythme solide : "é-a-o-a-o-é" puis "a-i-é", apportant au morceau son ouverture vocale, soutenue par l'allitération de dentales "t" et "k", puis "d" et "b". Ces consonnes se doublent à la batterie, agissant et inspirant une irrésistible impulsion à notre c½ur (au sens propre). Le tout, en mode majeur, sonne comme un hymne. C'est l'Internationale mylénienne.
"Rien n'a de sens", "tout est chaos", c'est bien l'uniformisation absolue, caractéristique idéologique du XX siècle qui ramène toutes les valeurs et les religions au même degré, avant de les supprimer. Ça ressemble à une profession de foi de nihiliste, la peste blanche du siècle, corrompant tous les domaines de la vie. En fait l'aboutissement, la phase terminale de l'idéalisme fondé par Platon, qui nourrissait l'illusion d'un rachat de la vie par l'idée. La réalité devait triompher...
Les idéaux ne sont plus que des mots. Ils n'ont plus le pouvoir unificateur qui renversait les murs, bouleversait les sociétés. Mylène a identifié le mal de sa génération, née, rappelons-le, au moment des chocs pétroliers et de la fin des Trente Glorieuses. Ce mal, c'est l'incapacité de s'engager, comme avait pu le faire la génération de 68 (née, elle, au début des Trente Glorieuses). Le pessimisme, le défaitisme, comme si les jeunes de cette génération étaient matures avant l'heure. Je veux dire par là que cet état d'esprit est plutôt celui de quinquagénaires insensibilisés par les malheurs de la vie ; le fait qu'il anesthésie aussi les jeunes est dramatique, va causer la perte d'une génération. Ces jeunes ont grandi avec des parents frustrés, qui croyaient que la troisième révolution industrielle allait rendre le monde meilleur et qui en subissent les effets pervers.
Ce qui est marquant dans "Désenchantée", c'est aussi le manque, l'absence.
Mylène est totalement seule, comme l'indiquent le nombre d'infinitifs (donc impersonnels), la nature des sujets ("je", "la mort", "le ciel", "tout", "rien") et les pronoms relatifs vides de matière humaine ("Qui pourrait m'empêcher ?" "Qui peut prétendre ?"). C'est cette solitude de l'espace qui obsède Mylène, seule à philosopher sur le destin alors que chacun court à sa perte. C'est donc un manque évident de parents, et de leur rôle protecteur. On reconnaît les effets de l'individualisme et de l'éclatement de la bulle familiale-religieuse, typiques d'une génération qui brisa les cadres traditionnels, mais ne les remplaça pas, laissant leurs enfants livrés à eux-mêmes. D'où l'absence de "sein/saint" et de "ventre", symbole de la chaleur maternelle...et originelle.
Avec le second couplet, on retrouve la thématique du savoir qui tue l'espoir et la foi (elle voudrait ne plus "entendre"). La meilleure illustration de cette idée est dans la Genèse biblique : c'est l'épisode du "Péché" originel. Adam et Eve choisirent de croquer la pomme de la science. Ils découvrirent qu'on pouvait aussi bien faire le mal que du bien, et même faire le mal avec le bien. Et ils perdirent l'innocence de leur pensée et de leur imagination. Ce morceau est à relier avec "Sans logique". Justement, Mylène entend la raison qui "s'effondre". Peut-être parce qu'il suffit d'allumer la radio pour connaître les dernières folies des hommes.
Le XX siècle est aussi le siècle de la remise en question de la raison divinisée des Lumières par des philosophes comme Cioran et Freud, dont on perçoit l'influence dans l'album "L'autre". Ce siècle n'a-t-il pas commencé par une démonstration de barbarisme (la première guerre mondiale) de la part d'hommes soi-disant civilisés ? La guerre est un acte d'illogisme pur. Pourtant, c'est un acte typique de l'homme. C'est peut-être pour ça que Boutonnat choisit une musique héroïque pour scander "Désenchantée". Histoire de mettre en valeur l'illogisme.
Les derniers vers du second couplet montrent pourquoi Mylène est condamnée à rester sur place. Ayant perdu tous ses repères religieux, elle n'a rien à espérer de l'au-delà. Mais la vie elle-même ne la réjouit pas. "Si le ciel a un enfer..." : le pessimisme fait dire à la chanteuse que, si quelque chose l'attend après la mort, ce ne peut être que le châtiment, la condamnation. Les hommes ont tué Dieu. Reste l'Enfer. Le mot "attendre" renvoie au premier mot de la chanson, refermant le cercle, achevant l'impasse, immobilisant Mylène dans cette attente. Encore une caractéristique de la génération de Mylène, également une caractéristique de la mienne. Attente d'une idée nouvelle, d'un nouveau leader qui permettrait de donner une raison, un sens à l'action de la jeunesse. "Je cherche une âme qui pourra m'aider". Un homme dont la bravoure, l'honnêteté et la franchise pourraient servir de modèles. Un homme qui comblerait le vide des pronoms de cette chanson, qui redonnerait un sens à l'existence. Car, sans cause à défendre, sans choix qui nous définissent, comment répondre à la question : qui suis-je ?
Peut-on dire que Mitterrand, Arafat ou Bush sont des leaders de la carrure de de Gaulle ou de Martin Luther King ? Bien sûr que non, et on leur préfèrera même Néo ou Luke Skywalker, parfaits héros avec un seul défaut : celui de ne pas exister...
La génération de Mylène attendait un Elu.
Aujourd'hui, il n'est toujours pas venu.


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Cette chanson est la plus mythique de tout le répertoire de Mylène . Elle est répresentative de toute une génération , chacuns peut s'y reconnaitre et l'air est entrainant , permettant ainsi la création de chorés endiablées . Cette chanson est la plus vendue de mylène et la plus connue . C'est bien sur une de mes favorites ! ^^


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Ce montage a été réalisé par mylenefarmer3 ! Merci encore mille fois à toi, ton montage est super !

# Posté le samedi 14 novembre 2009 11:40

+ + Appelle mon numéro + +

 + + Appelle mon numéro + +


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Qui entre dans l'histoire
Entre dans le noir
Histoire d'y voir
Mon plus beau geste

J'ai un pillow du soir
Un pillow de star
Sans pillow je n'ai
Plus l'envie d'être

Qui entre dans l'histoire
Cache derrière un fard, noir
La peur des regards
Qui glissent et blessent

J'ai un pillow en plumes
En forme de lune
En forme de dune
Refais le geste

Qui entre dans l'histoire
Entre dans le noir
Velours d'un boudoir
Et pour le reste...

J'ai un pillow duvet
Sans pilosité
Sans pillow je n'ai
Plus rien à mettre

Allégorie, viens là
Délit de l'émoi
Mon au-delà, c'est l'i...
...vresse du geste

À la folie j'ai « l'a...llo »
Qui me dit : au lit, là !
L'embellie c'est l'o...
Reiller, de rêve

Appelle mon numéro
J'humeur à zéro
Appelle mon numéro
J'ai le sang si chaud
Appelle mon numéro
Viens dans mon sillage
Ni trop sage
Ni collage
Juste ce qu'il me faut

Appelle mon numéro
Compose ma vie
Appelle mon numéro
Fais-moi l'hallali
Appelle mon numéro
Donne-moi le « la »
Lalalala
Lalalala
Appelle-moi




,-(`'-.,(`'-.,* *,.-',),.-',)-,
'-(,.-'`(,.-'`* *`'-.,).'-.,)-.


Appelle mon numéro est le second single de l'album " Point de suture " , il est sorti vers cette époque-ci l'année dernière . Je crois que peu de personne s'attendait à ce qu'il sorte comme single , surtout après un titre comme Dégénération ! Néamoins il est donc devenu le second single de l'album . Le clip en a également surpris plus d'un , montrant une Mylène épanouie et un tantinet enfantine , très souriante sous la caméra de son comagnon , Benoit Di Sabatino . En soi le clip n'a que peu de rapport avec le texte de la chanson , sauf le moment assez sympa où mylène décroche son téléphone sous sous son parapluie . Ce clip represente donc la chanteuse , batifolant sur son immense lit tandis que les saisons passent et n'ont pas de prise sur elle . Le clip s'achève comme il a commencé , avec le visage de mylène endormie et souriant ( en liant je suppose, avec le cycle des saisons , en perpétuel mouvement et recommencement . Perso , j'aime vraiment beaucoup là aussi ce clip meme si au début il m'avait beaucoup étonné . Il est quand meme rare de voir des clips aussi joyeux dans la clipograhie ( lol , le mot ! ) de mylène . J'aime bien la référence au personnge Lonely Lisa lorsqu'elle joue avec la petite guirlande . Il y a vraiment une ambiance bon-enfant qui se dégage du clip et c'est vraiment sympa à voir ! Précisons , que ce single a eut un très bon classement dans les charts , et meme que mylène l'a interpreté lors d'une émission hommage à Hallyday et lors de son dernier spectacle . C'est un de mes titres préférés du dernier album pour ma part .






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Gif by Mylenexxl

PS : je pars en pause à temps indéterminée , lol . Faut dire que je suis très énervée en ce moment et qu'un rien me fout en rogne et puis .... crotte quoi !

# Posté le jeudi 29 octobre 2009 09:50

Modifié le samedi 31 octobre 2009 14:22

+ Pardonne moi : le single oublié +

+ Pardonne moi : le single oublié +




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Pardonne-moi
si la douleur remue tout
Qu'elle me broie
De t'aimer comme un fou
Que tu n'es pas
Pardonne-moi
Pardonne-moi
La profondeur de mon amour
Pour toi
Si c'est du sang qui coule
Au fond de moi
Pardonne-la

Prince hongrois
Nos chaque jour :
... Il était une fois
Des v½ux d'amour
Quand il montait chez moi
La première fois...

Prince hindou
Je l'imagine encore
Au creux de moi
Je veux plonger dans son c½ur,
Et sa voix
Me dit tout bas...

Prince arabe
Tes silences effleuraient
Du bout des doigts
Tous mes sens, aurons-nous
Un autrefois ?
Reste chez moi

Prince Aurore
Où en est-tu
De ces pulsions de mort ?
Qu'avons nous fait de bien
après l'effort
Deux corps, un sort

Prince hongrois
L'on descend de l'autre
Coté du monde
Parcourir l'étoile
A chaque seconde
Partager l'ombre

Prince noir
Délivre-moi de mon sang,
D'un espoir
Car en moi guette un silence
Sans fard
Un nulle part



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La chanson " Pardonne moi " est choisit comme dernier single pour promouvoir le best of " les Mots " et sort fin 2002 dans les bacs. Difficile de faire mieux que les précédents singles issus du best of : le duo avec Seal s'est vendu à pas moins de 500 000 exemplaires et " c'est une belle journée " à environ 250 000 exemplaires tout en ficiant de beaucoup de passages à la radio et d'une forte promotion TV . Ici un simple clip en apparence est tournée en noir et blanc . On retrouve des références aux vieux clips de mylène , époque 80 et début 90 commes les yeux révulsés faisant songer à la sorcière dans le clip de Tristana, la tenue de bonne soeur faisant penser au clip de Plus grandir , et le coté noir et blanc peut etre assimilé à un certain nombre de clip , surtout " à quoi je sers " . Je pense que ce clip , comme celui d' " A quoi je sers ... " marque une rupture également , avant d'annonçer la nouvelle mylène des années 2000 qui est beaucoup moins sombre et tourmentée, tout en abordant pour la dernière fois sous un certain angle ( ici celui de laurent boutonnat ) des thèmes comme la fin de l'amour , l'abandon ... Beaucoup de fans n'aiment pas spécialement ce clip car ils l'ont jus trop fade et sombre et surtout trop " simple " . Pourtant cette vidéo reste sublime et pour moi c'est une de mes préférées . Il n'y aura eut aucune promo tv de la part de myène pour défendre ce titre et aucune prestation live non plus . Ceci est fort dommage ...




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Le gif n'est point de moi, je ne sais pas qui l'a fait en revanche . Je l'ai trouvé ailleurs que sur skyblog

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 06:33

Modifié le samedi 07 novembre 2009 10:22